Méditations Quotidiennes, Carême 2020 : Jours 17 – Maîtrise de Soi : Donner La Vie à Tout Moment

Méditations Quotidiennes, Carême 2020 : Jours 17 – Maîtrise de Soi : Donner La Vie à Tout Moment

La parole de Dieu nous dit :

« Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien qu’il recherche la paix et la poursuive » (1 Pierre 3, 10 et 11).

Sans aucun doute, dans cette parole Dieu parle de combien, dans la poursuite du bonheur doit exister mais aussi la maîtrise de soi, et que nos paroles et nos actions doivent être toujours encadrées dans la bonté. Il est nécessaire de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir des pensées.

Il n’y existe pas des êtres humains n’ayant aucune pensées ou sentiments positifs au cours de la journée, même les hommes qui sont historiquement connus comme « mauvais », les grands dictateurs ou meurtriers dans l’histoire. Hitler, par exemple, pensait que gouverner comme il le faisait et tuer certaines personnes était le mieux pour son pays à ce moment-là. Tous les grands gangsters, comme Vito Corleone, par exemple, qui parlait de la valeur de l’amitié et la famille et Pablo Escobar qui avait une sorte de valeurs de solidarité avec les plus pauvres.

Cela signifie, que si nous croyons qu’avoir les bonnes pensées ou amour selon notre « manière d’être » et de notre préférence, nous permet d’être chrétiens, nous sommes très éloignés de ce que Jésus lui-même a dit : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? » (Mt 5, 44-47)

Jésus nous demande d’aimer en toute occasion, tout le temps et dans cette caractéristique fait nous pouvons trouver la différence entre un chrétien le reste de l’humanité : le chrétien VIT soumis à Jésus, qui est l’amour.  Pour le chrétien, l’amour est un état de vie et non une option intermittente et nous ne pouvons pas nous justifier que « parfois » on fait des mauvaises choses, mais avec une bonne intention, parce que « bonnes intentions est pavée de la route vers l’enfer ».

Et là, nous devons nous demander si la maîtrise de soi est une caractéristique RÉELLE dans notre cheminement chrétien.

Combien de fois on entend dire « J’aime mes enfants, mais je ne peux pas contrôler ma colère avec eux », « j’aime mon époux (ou épouse) mais je ne peux pas m’empêcher de m’approcher à une autre personne et être infidèle », « je suis généralement bon, mais quand je suis très stressé je finis par faire quelques de mauvais, ou bien je blesse avec mes mots quelqu’un, ou je me laisse trainer dans un vice ».

Et puis, il est bon de se demander où est l’amour qui se manifeste dans les actes, celui qui se repose sur la maîtrise de soi et de la tempérance ? Celui qui nous permet de nous gouverner nous-mêmes ?

La maîtrise de soi devrait nous amener à mourir à nos mauvais désirs, pensées et paroles, dans les moments concrets et difficiles ou nous ne serons pas en rien de différent des autres ; « Nous avons tous des bonnes intentions, mais ce sont nos actions qui nous définissent », dit une phrase intéressante et véritable d’un film moderne. En d’autres termes : « pas tout le monde qui dit Seigneur, Seigneur, entrera dans le Royaume des cieux » (Matthieu 7,21).

Il est grand temps que nous donnons plus de valeur à la capacité d’autodétermination que nous avons car une chose est que nous commettions des erreurs humaines, mais un autre est que nous aimions trébucher toujours dans les mêmes erreurs, en laissant de côté l’autoréflexion, et la réparation.

Nous devons comprendre que cela signifie aussi « mourir » : que nos actions doivent être orientées vers le bien, vers l’amour que nous possédons tous au fond du cœur, et qui finalement nous mènera également au bonheur et non pas seulement à agir impulsivement selon les sentiments du moment.

Demandonsnous :

  • Dans quels domaines de ma vie je n’ai pas encore la maîtrise de moi, qui m’oriente vers le bien ?
  • Avec quelles pensées je justifie le fait de perdre le contrôle à certains moments ou que je sois grossier, ou je prononce des « gros mots » ou je me laisse entrainer dans un vice ?

Compromis :

Dans ce Carême je vais me vaincre moi-même pour conquérir chaque jour chose que je ne pouvais pas contrôler, et mon attitude sera   guidée envers le bien, pour l’amour de Jésus.

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