Lettre Mai 2019

Lettre Mai 2019

 Mai, mois de Prière du Rosaire à l’Œuvre de l’Unité.

Essayons une profonde communion et amour avec notre Très Sainte Mère et Reine de l’Unité.

Chers frères de l’Œuvre dans le monde entier,

Nous commençons le mois béni de la Très Sainte Vierge Marie, notre Mère et Reine de l’Unité.

Marie, qui a été donnée comme Mère de tous, dans un acte de miséricorde divine du Seigneur au moment même de la Croix, nous attend et nous appelle.

Contemplons le chemin du Christ au Calvaire. Lors de ce voyage, cherchons le moment où la Très Sainte Vierge Marie a croisé son regard tendre et douloureux avec celui de Jésus. Cet acte « simple » aurait aidé le Maître, le Rédempteur, à porter la lourde croix. Il aurait signifié pour lui le refuge dans les yeux et dans le cœur de sa Mère qui l’ont poussé à accomplir la volonté de Dieu. Il aurait été le baume rafraîchissant pour ses blessures en sentant la présence de l’âme fidèle et immaculée de Marie.

Aujourd’hui, dans notre vie, cette expérience n’est pas étrangère, car la douce Mère nous regarde aussi et nous contemple quand nous portons notre croix personnelle, laquelle le Seigneur a disposé pour notre sanctification. En tant que Reine du Ciel et de la Terre, elle n’a pas cessé, un seul instant, de nous accompagner et de nous encourager. Son intercession puissante et silencieuse nous conduit en sécurité sur le chemin vers le Ciel.

Nous sommes un peuple vraiment béni par l’amour miséricordieux de Dieu en nous donnant une si grande Mère. Je loue notre Seigneur Jésus-Christ parce que, depuis l’éternité, il l’a choisie, avant qu’elle ne soit dans le ventre de Sainte-Anne, pour qu’elle soit sa mère et notre mère. Béni soit Jésus en la Très Sainte Vierge Marie, parce qu’elle a décidé d’aimer par-dessus tout Dieu, et, ce faisant, d’aimer ce qu’Il aime : les âmes.

Si le Seigneur Jésus, le Fils de l’Homme, a donné sa vie par amour de la race humaine, en récupérant pour nous la joie éternelle auprès de son Père, la Mère Bénédicte intercède avec son amour suppliant auprès du Père afin que le plan de son Fils très saint se réalise en chacun de ses enfants et que nous réussissions à l’atteindre dans l’éternité.

Maintenant, regardons nos propres cœurs. Regardons dans notre vie quotidienne les petits ou grands actes d’amour, dans lesquels nous ne nous soucions pas de nous mettre mal à l’aise pour qui nous aimons. Cherchons ces moments de donation inconditionnelle par quelqu’un : les enfants, les parents, le mari ou la femme, un ami…

De même qu’ils descendirent d’immenses grâces sur Marie en donnant son “Oui”, son “Fiat” à la Volonté de Dieu, soyons certains que Dieu nous transforme par nos “oui” confiants y donnés par amour.

Dans une société en déclin, seulement l’amour du Christ, qui nous a aimés en premier, peut nous renouveler, et peut toucher et sauver les cœurs des autres. Pas autrement. Pas avec moralisme. Pas avec fondamentalisme. Je cite les paroles du Pape François : « Les rigides ne comprennent pas ce qu’est la miséricorde de Dieu. »

Cela nous enseigne à avoir une mémoire spirituelle, parce qu’elle nous rappelle que nous sommes faibles et fragiles. Jésus nous appelle à nous sentir dans le besoin : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. » (Mc 2, 17). Dieu a besoin de notre petitesse pour que, en reconnaissant de ce besoin, nous le cherchions Lui seul. Et Dieu, à qui personne ne gagne en générosité, abondera dans sa grâce pour nous dans cette décision d’aimer que nous prenions.

Nous n’avons pas besoin d’être parfaits pour Dieu. Dieu nous aime et la seule chose qu’il nous demande est la réciprocité dans un amour innocent avec un cœur où seul Dieu règne. Il n’y a pas de formules pour rechercher cette communion. La clé sera toujours la même : Aimer.

C’est pour cette raison que l’amour de Marie est un chemin pour nous, fils de l’Oeuvre de l’Unité. Elle nous enseigne à aimer Dieu et à aimer ce qui appartient à Dieu, comme Elle l’a fait : avec zèle, avec vérité, avec détermination, avec une pleine confiance en la Divine Miséricorde, qui transcende toute fragilité ou toute petitesse humaine.

Il est temps de vivre une bataille constante avec nos propres humanités. Surtout, une bataille où la décision de nous laisser inonder par l’amour, et ainsi aimer jusqu’à l’excès, devienne réalité. Afin que la Volonté de Dieu soit accomplie en chacun de nous et dans un monde qui en a tant besoin.

Il est temps de donner notre vie, nos désagréments dans la prière. Car le Seigneur nous veut comme mendiants de sa grâce et de sa lumière pour cette terre, pour nos familles, car le démon avec son obscurité et sa haine touche et contamine tout, et beaucoup est arrivé à confondre et à toucher aussi nos réalités, nos maisons. Nous ne pouvons pas permettre que l’orgueil embrouillent mette appart l’Amour.

Nous sommes créés pour être heureux, pour être libres, parce que Jésus nous a gagné avec son Sang sur la Croix. Il est temps de donner la nôtre, en aimant et en faisant la Volonté de Dieu en tout ce qu’il nous demande.

C’est ainsi que nous consolerons Marie et que nous nous unirons à Elle ce mois-ci, où nous célébrons la maternité. Prions avec toute la force de notre cœur, comme notre Mère l’a fait et le fait. Renouvelons notre amour dans les journées de la récitation du Rosaire, dans notre prière personnelle et aussi dans les réunions de communauté.

Prions pour l’Église, pour notre Pape, pour notre nouvel Archevêque de Quito, pour l’Équateur, pour les pays où se trouvent l’Oeuvre et pour nos familles.
D’une manière toute particulière, prions afin que Marie nous assiste et nous soutienne, de façon à ce que nous puissions répondre avec foi et confiance à ce que nous réserve l’année que nous vivons.

C’est pourquoi, mes frères, je vous appelle au nom de Notre Seigneur, qui, unis au Cœur Immaculé de notre Mère, Marie : soyons force de prière ce mois-ci, soyons des agents de lumière et de paix dans les cœurs qui ont besoin de nous. Soyons des canaux de grâce entre le ciel et la terre.

Avec cela je prends congé en vous adressant une étreinte affectueuse et avec la certitude que nous serons comme un seul cœur, élevant notre prière au Ciel tout au long de ce mois.

Que Dieu nous bénisse et que Marie nous accompagne.

Juan Arturo Crespo
Président OMMRU
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