Méditations Quotidiennes, Carême 2020 : Jours 16 – Apprendre à Mourir : Nous Compliquer pour le Bien de l’Autre

Méditations Quotidiennes, Carême 2020 : Jours 16 – Apprendre à Mourir : Nous Compliquer pour le Bien de l’Autre

Bien que notre vie se déroule au milieu de circonstances douloureuses et compliqués, la parole du Seigneur est le même pour tous :

« Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères » (1 Jean 3.16.)

Pour nous ce « donner la vie » jour à jour peut-être n’a pas la caractéristique de l’effusion de sang, mais de l’égarement, de sacrifice, même de la perte, parce que « qui perdra sa vie pour moi et pour l’Evangile la conservera »

En d’autres termes, Jésus nous appelle à « offrir notre vie » réellement.

Ici, il est peut-être intéressant de se demander : « qu’est-ce que nous perdons tous les jours par l’amour de Jésus ? »

Réfléchissons à ce que cela signifie que Jésus nous demande de lui offrir « notre vie », c’est-à-dire, à quoi chacun de nous pourrait appeler « ma vie ».

Exemples :

– Je me repose et une personne de ma communauté m’appelle au téléphone. En théorie, j’aurai le droit au repos parce que c’est « ma vie », mais il s’agit de quelqu’un qui a besoin, non seulement que je réponde au téléphone mais aussi que je « mette » le cœur dans ce que je vais lui dire. J’ai donc deux options : vivre ma vie ou « l’offrir » et « perdre » mon temps précieux pour faire que mon frère puisse avoir son cœur tranquille.

– J’arrive fatigué chez moi et j’aimerais que mes enfants ou ceux que j’aime et vivent avec moi me laissent me reposer, ou que mon conjoint prenne soin de moi. Mais je sens un manque de « connexion » avec eux et que même en étant fatigué je dois sortir de mon « je » et, plutôt que de me laisser emporter par la douleur et la lassitude et de ce que je sens que c’est « mon droit », j’ai mis toute mon attention à les écouter et « perds mon temps » avec eux et fruit de cette attitude sera qu’ils auront leur ’âme en paix…

– Je dois faire quelque chose pour Dieu et c’est la première chose que je fais dans la journée,  la première chose que je planifie, la première chose à laquelle je m’y mets, avant ce que j’ai planifié, au lieu de « mes projets » ou « mon » travail ou « mon » emploi du temps, qui demeurent en arrière-plan lorsqu’il s’agit de de Jésus, bien que d’autres personnes bien intentionnés puissent me dire que je perds mon temps dans des choses sans importance.

– Quelque chose d’aussi simple comme être au volant et au lieu de me laisser porter par la colère et klaxonner méchamment aux personnes responsables d’un embouteillage en perdant ma « paix intérieure », je reste tranquille et je permets à Jésus d’habiter en moi ; que ce soit la paix de Jésus qui me fasse réagir de façon a que cette paix se propage à tous ceux qui sont avec moi.

– Je reçois un message de la part d’un « réfèrent de Dieu », à l’égard d’une formation ou une leçon de vie ou un « appel », et au lieu de le lire à la fin de la journée j’arrête « mon activité » pour donner la priorité au message.

– Il m’est plus facile de ne rien dire à quelqu’un que j’aime parce que si je le dis il va y avoir un problème alors je préfère rester silencieux sur quelque chose que je ressens, que je dois corriger, parce que ce dialogue sera stressant et peut-être je vais perdre une peu de « ma paix ».

Ces exemples ou d’autre plus clairs sont seulement car parfois on se demande ce que Jésus veut nous dire quand Il nous demande de « perdre notre vie », et quand on se rend compte que Jésus me demande une partie de « ma vie », on le voit comme quelque chose de très lointain ou qu’un jour il va se passer, ou que ce n’est qu’une chose de prêtres ou des personnes vraiment engagés.

La question est donc : quand est ce que je vais m’engager ? Qu’est ce qui manque dans ma vie aujourd’hui pour montrer à Jésus je l’aime ?

Demandons-nous :

  • Un prêtre a déclaré qu’on aime une personne dans la mesure de combien de choses nous avons renoncé par amour a cette personne. Combien nous aimons Jésus selon les renoncements que nous faisons tous les jours pour Lui ?

Compromis : 

Je vais m’incommoder aujourd’hui et renoncer à une pause, un avis, un « droit » que je considère comme étant une partie de ma vie, pour servir quelque chose avec amour.

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